Son cœur appartient à… Papa !

Son cœur appartient à… Papa !

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Depuis quelques semaines, la Môme, 15 mois, cherche son père du regard quand il quitte la pièce. Elle le réclame plusieurs fois par jour à coup de « Papa-ha ? ». Quand je passe un coup de téléphone, l’interlocuteur a droit à des « Papaaaa ? Papaa-ha ? » en fond sonore.

Son tout premier mot ? Papa, bien sûr !

Les câlins de tête et les « presque bisous » ? Pour Papa !

Les grands sourires de retrouvailles : Papa !

Le regard plein d’admiration ? (Eh oui…Papa!)

Je dois bien m’y résoudre : la Môme est une fille à (son) papa.

A cette période pro-papa, s’ajoute un nouveau phénomène : la peur des autres hommes. Papa ok, les autres hommes, non. Je désamorce la situation lorsque les Papys, mon cousin ou les amis (hommes) vont vers ma fille. Elle met ses mains sur les oreilles et se cache. Parfois, des pleurs. Et il lui faut quelques minutes pour être à l’aise avec eux.

Il n’y a finalement que les bras de Papa qui l’apaisent instantanément.

Papa 1- les autres 0.

Les questions se bousculent : Suis-je une bonne maman ? Est-ce que ma fille m’aime ? Est-ce que je fais quelque chose de mal ?

Je suis mère au foyer depuis que ma fille est née, l’année dernière. Je m’occupe donc d’elle toute la journée. Son père prend le relais en rentrant (assez tard) après son boulot.

Pourtant, ce n’est pas moi qu’elle cherche, ce n’est pas moi qu’elle réclame.

Elle sait parfaitement prononcer le mot « Papa », mais fait la grève du « Maman ». Oui, depuis le mois dernier, la Môme refuse de dire « Maman ». Quand quelqu’un lui demande « comment tu dis Maman ? », elle bouge les lèvres sans sortir de son (tout en me regardant)! Elle, qui était si fière de savoir dire ce mot il a quelque temps.

Parfois, je l’avoue, je ressens cette préférence comme du rejet.

Moi qui la lève, lui prépare son petit-déjeuner, joue avec elle, lui donne à manger à midi, la calme pour la sieste, lui donne le bain, le goûter, encore des jeux, des câlins, et… c’est toujours « Papa » qu’elle réclame !

Je sais que je dois travailler sur moi pour ne pas me sentir rejetée. Cela m’est difficile. Ce sentiment de rejet qui me suis depuis toute petite. Je ne dois pas transférer sur ma fille mes propres peurs…

Moi, je suis toujours là, avec elle, toute la journée. Qu’elle souhaite sortir de notre tandem fusionnel des premiers mois est une bonne chose, je le sais. Une étape indispensable dans sa construction.

J’imagine également que cette période est transitoire ; un jour, elle m’appellera quand elle en aura besoin. Peut-être que justement, je suis (trop) toujours là ; je devance ses besoins, je les devine. Alors, « Maman ? », pour quoi faire ?

Il faut dire aussi, que n’ayant pas connu mon propre père, cette admiration, ce besoin du père ne m’est pas familier.

Et puis, son père est le plus beau et le plus chouette du monde ? Je suis d’accord avec elle ! Il s’investit beaucoup dans son (plus si) nouveau rôle, et s’occupe vraiment bien de notre fille.

Alors, sans doute que ma fille ne me rejette pas, non.

Elle a juste besoin de privilégier cette autre relation, celle avec son père.

Son « Papa-ha ».

Et vous, avez-vous connu une telle situation ?  Votre enfant a-t-il manifesté à un moment une préférence pour l’un de ses parents ? 

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